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L'objet de ce site est d'essayer d'anticiper les futures tendances profitables sur les marchés financiers en fonction des cycles économiques tout en préservant au maximum son capital lorsque qu'un retournement de  tendance se dessine. Les conseils publiés sont le résultat d'une analyse macroéconomique, technique et psycologique des marchés financiers. Ces analyses ne reflètent que le point de vue de son auteur.


 

 

Avertissement: Ces conseils ne sont en aucun cas des incitations à vendre ou acheter un quelconque produit financier. Les opinions qui y sont publiées ne reflètent que le point de vue de son auteur. Chaque investisseur est responsable de ses décisions, et devrait donc multiplier ses sources d'informations avant de faire ses choix.

Analyse des marchés financiers

Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 15:37

Pour revenir sur l’action concertée des banques centrales d’hier, à première vue c’est une très bonne nouvelle, techniquement. Cependant nous émettons quelques réserves dans les faits. En effet, depuis le début de la crise de la dette et la volonté des gouvernements de renforcer la solidité du secteur bancaire en leur demandant d’augmenter leur ratio de fonds propres, les banques se trouve dans un processus de réduction de leur bilan pour éviter toute augmentation de capital afin atteindre ce niveau de fonds propres exigés. Cette réaction nous laisse penser que l’action des banques centrales, d’apporter des liquidités, sera peu utilisée puisque les banques devraient se trouver en excédent et non en besoin de liquidité.

 

En conclusion dans les faits cette possibilité de financement ne devrait pas être massivement utilisée. En revanche une intervention massive indirecte de la BCE, via le FMI, pour intervenir en tant que préteur en dernier ressort rassurerait plus durablement les marchés.

Par Pierre-Yves Dittlot - Publié dans : Analyse des marchés financiers - Communauté : Bluesail-finance
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 08:33

La situation était probablement critique pour que les grandes banques centrales de la planète  mènent hier une action coordonnée pour apaiser des tensions croissantes sur le système financier mondial. L’objectif est de permettre aux banques de se procurer à compter de lundi des liquidités en dollars pour un coût inférieur. La précédente action concertée visant à assurer la liquidité du système interbancaire remonte à septembre 2008, quelques jours après la faillite de Lehman Brothers. Dans ce contexte les marchés pourraient poursuivre leur hausse avec comme premier objectif 3240 point sur le Cac 40.

ANALYSE CAC 301111

Par Pierre-Yves Dittlot - Publié dans : Analyse des marchés financiers - Communauté : Bluesail-finance
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 09:36

Hier, le rebond anticipé après la forte de chute de lundi n'a finalement pas eu lieu. Aussi bien les indices US qu'européens ont fini en légère baisse. Un des facteurs qui a entraîné les marchés vers le bas est l'estimation du PIB USA du Q3, qui a été révisé en baisse de 2.5% à 2%. Ce matin les choses ne devraient pas s'arranger avec des marchés européens attendus dans le rouge autour de -1%. En résumé les investisseurs sont hantés par la crise de la dette, les doutes sur la croissance américaine et un probable retour en récession de la zone euro. Dans ce contexte de possible contagion, la Fed a annoncé que 6 grandes banques passeront des tests face à des chocs potentiels sur les marchés et notamment à une détérioration de la situation en Europe. Selon plusieurs spécialistes la seule manière de redonner confiance au marché, serait une intervention massive de la part de la BCE ou une déclaration de celle ci, un peu à l'image de la Fed en 2008/2009, d'intervention pour juguler la crise dans des montants illimités. Cependant les dernières déclarations en provenance d'Allemagne ne sont pas très encourageantes. Faire de la BCE le créancier de dernier recours des pays de la zone euro "ne marchera en aucun cas", a répété la chancelière Angela Merkel mardi. Le gouvernement allemand espère qu'un renforcement de la discipline budgétaire des Etats sera suffisant pour calmer les marchés et des avancées pourraient être faites en ce sens lors du prochain sommet européen le 9 décembre, selon le ministre des Finances Wolfgang Schäuble. En attendant, la Commission doit présenter ce mercredi une étude de faisabilité pour l'introduction d'euro-obligations, un mécanisme de mutualisation des emprunts obligataires des Etats de la zone euro perçu par ses promoteurs comme le seul moyen durable de régler la crise.

 

Enfin, mauvaise nouvelle susceptible de peser sur les marchés : l'activité industrielle chinoise s'est contractée en novembre pour atteindre son plus faible niveau depuis mars 2009 selon la banque HSBC.

 

Dans ce contexte la prudence reste d'actualité. A ce sujet notre conseil du 27 octobre (article 27 octobre)  est très positif puisque le Cac 40 a chuté de -14.60% depuis.

Par Pierre-Yves Dittlot - Publié dans : Analyse des marchés financiers - Communauté : Bluesail-finance
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 10:32

Le 27 Octobre, l’union européenne c’est mise d’accord sur un nouveau plan destiné à sauver la Grèce de la faillite. Le plan comprend un « hair cut » de 50% sur la dette grecque détenue par le secteur privé, un renforcement du FESF autour de 1 Milliards d’euros ainsi qu’un plan de recapitalisation des banques européennes de 106 Milliards d’euros.  Suite  à cette annonce, le marché a réagi de façon positive. Cependant lundi soir dernier, le premier ministre grec, Papandreou, a annoncé que la Grèce voulait mettre en place un referendum sur la proposition du nouveau plan d’aide européen. Les marchés ont très mal réagi à cette annonce, plongeant de 8% en moyenne en deux jours. Il est difficile de trouver une justification à cette décision politique. Concentrons-nous sur ce plan d’aide et qu’est ce que cela aura comme répercussion sur la Grèce.

Premièrement, le « hait cut » de 50% sur les obligations grecques détenues par le secteur privé devrait ramener le ratio dette sur PIB grec en baisse à 120% d’ici 2020 (pour information 120% est le ratio dette/PIB de l’Italie actuellement). Ce ratio d’endettement restera donc en 2020 insoutenable malgré l’annulation de 50% de la dette. De plus en contrepartie de ce plan, l’union européenne oblige les grecs à de nouvelles mesures d’austérité. Ces mesures, ajoutées aux précédentes déjà  mises en place, devraient très probablement avoir un impact négatif sur la croissance grecque. Le pays devrait connaitre 5 à 6 ans de récession ou de croissance nulle, tandis que le déficit public actuel continu de grossir. A titre d’exemple, l’Ireland est arrivé à avoir une croissance positive malgré les mesures d’austérité. Aujourd’hui, le gouvernement politique grec apparait extrêmement instable. Cette instabilité pourrait mettre en péril le nouveau plan d’aide avant même que celui-ci soit activé. Sans plan d’aide, la Grèce n’aura pas d’autre moyen que de faire faillite, ce qui pourrait avoir de lourdes répercussions sur le système financier, notamment sur les organismes qui ont vendu des CDS (credit default swap). Si la Grèce fait faillite, ces organismes, agissant comme assureur, devront verser les indemnités liés à la vente des CDS. Ce montant est impossible à comptabiliser aujourd’hui et devrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros.  Du coté des pays émergents, souvent vu comme les sauveurs de nos excès passés, leur opinion et claire. La chine a dit qu’elle ne prêterait pas un euro supplémentaire tant que l’environnement sera aussi incertain.  Au même moment, les gouvernements Italiens et Espagnols sont très nerveux car il y a clairement un danger de propagation de la crise.

Au regard de ces différents points, nous pensons que la Grèce va faire défaut. La zone euro devrait se concentrer sur les mesures à adopter pour éviter la propagation de la crise à l’Italie et l’Espagne. Dans ces conditions, la Grèce aura intérêt à sortir de la zone euro afin de dévaluer fortement sa monnaie (autour de 50%) pour relancer son économie. Il est évident que dans ces conditions, la Grèce fera défaut sur 100% de sa dette et devra faire face à une forte inflation. Les crédits privés contractés en euro auprès des établissements grecs, seraient transformés en dragme par simple écriture comptable. Nous pensons également qu’en laissant sortir la Grèce, la zone euro en sortira plus forte. La faible croissance en Europe devrait inciter la BCE à continuer son assouplissement monétaire avec comme objectif un taux d’intérêt de 1% rapidement, ce qui aiderait le financement de l’économie générale.  De plus une fois la Grèce sortie de la zone euro, la BCE pourrait, un peu à l’image de la Fed, imprimer de la monnaie et supporter l’Italie, l’Espagne, L’Irlande et le Portugal et donc agir de préteur en dernier ressort.

En attendant nous restons attentifs aux évolutions politiques en Grèce, qui perd chaque jour un peu plus de la crédibilité. Les marchés devraient rester volatiles.

Par Pierre-Yves Dittlot - Publié dans : Analyse des marchés financiers - Communauté : Bluesail-finance
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 11:33

La société de gestion Prim Finance, spécialisée dans les marchés des matières premières, a publié un article le 14 octobre dernier très intéressant sur les perspectives des cours de l’or et de l’argent.

 

« Une nouvelle PAGE à écrire en Chine !

 

A l’heure où les métaux précieux et l’ensemble des matières premières ont fortement corrigé, la question se pose de savoir si l’or est toujours un bon investissement.
Les raisons ayant entraîné la correction de l’or étant essentiellement techniques, et les craintes qui avaient poussé les investisseurs vers le métal jaune n’ayant pas disparues, les professionnels restent plutôt positifs.

Ainsi, fin septembre, lors de la conférence de la London Bullion Metal Association (LBMA) qui a réuni plus de 500 participants, l’ensemble des intervenants s’accordaient sur le fait que l’or atteindrait des plus hauts l’an prochain, dépassant les 2 000$ l’once. Et les professionnels interrogés lors de cet événement se sont rarement trompés par le passé, si ce n’est par excès de prudence!

De leur côté, certains investisseurs, tel Jim Rogers, ancien associé de Soros et grand spécialiste des matières premières, rappelle que dans les années 70, l’or avait gagné 500%, avant de corriger de 50% et d’épuiser nombre d’investisseurs. Le mouvement avait ensuite repris et le cours du métal jaune s’était alors à nouveau apprécié de… 600%, pour approcher les 800 dollars l’once au début des années 80 !

Si les raisons d’être optimistes ne manquent pas, comme nous l’avons indiqué dans nos précédentes notes, un nouveau catalyseur est nécessaire pour que l’or reprenne sa course en avant.

Et on pourrait bien l’avoir trouvé… en Chine, encore une fois. L’Empire du milieu est en effet en passe d’ouvrir le PAGE, Pan Asian Gold Exchange. Cette plateforme devrait permettre d’ici quelques mois aux investisseurs étrangers mais surtout aux investisseurs chinois, d’accéder facilement à l’or et à l’argent, directement depuis leur compte bancaire. Les contrats émis sont des contrats de 10 onces d’or et pourront être achetés par les clients en quelques clics, depuis leur ordinateur.

Et les clients sont nombreux… très nombreux. La banque Agricultural Bank of China, l’une des principales banques chinoise, a ainsi intégré la totalité des comptes de ses 320 millions de clients privés et de ses 2.7 millions de clients corporates, sur cette plateforme.

Si seulement 1% des clients de cette seule banque décidait d’acheter un contrat de 10 onces, la demande serait alors de 1 000 tonnes d’or, soit 38% de la production annuelle mondiale. L’enjeu est donc énorme, et certains envisagent déjà que le marché de l’or ne sera plus jamais le même après le lancement de ce marché.

Ce sera peut-être alors une nouvelle ruée vers l’or, capable d’avérer les anticipations de Pierre Lassonde, le plus optimiste à l’heure actuelle sur les perspectives du métal jaune. L’homme, ancien patron de Newmont Mining et du World Gold Council, estime en effet que l’or atteindra la parité par rapport au Dow Jones dans les 4 à 6 ans à venir ! Rappelons que le Dow Jones vaut aujourd’hui un peu plus de 11 000 points ! »

 

Source : www.prim-finance.com

 

 

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