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L'objet de ce site est d'essayer d'anticiper les futures tendances profitables sur les marchés financiers en fonction des cycles économiques tout en préservant au maximum son capital lorsqu'un retournement de  tendance se dessine. Les conseils publiés sont le résultat d'une analyse macroéconomique, technique et psycologique des marchés financiers. Ces analyses ne reflètent que le point de vue de son auteur.


 

 

Avertissement: Ces conseils ne sont en aucun cas des incitations à vendre ou acheter un quelconque produit financier. Les opinions qui y sont publiées ne reflètent que le point de vue de son auteur. Chaque investisseur est responsable de ses décisions, et devrait donc multiplier ses sources d'informations avant de faire ses choix.

Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 10:57

 


Cette semaine les marchés ont effectué un important rebond grace aux bonnes nouvelles venant du secteur bancaire américain (CitiGroup) et à l'optimisme des banques centrales (Bernanke et Trichet).
Pour la semaine à venir, il est probable que l'optimisme perdure légèrement, avec des indicateurs techniques bien orientés malgré un chaikin money flow hésitant. Le momentum s'est retourné et milite pour une hausse. La diminution de la volatilité est également favorable à la poursuite du rebond.

Dans ces circonstances, notre objectif court terme est 2800 points.

Par Pierre-Yves Dittlot - Publié dans : Analyse des marchés financiers
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 18:17

Un ETF ou Tracker est un fonds indexé sur un indice donné et dont l'objectif est de répliquer cet indice.

 
Avantage: Cotation en continu comme une action

Inconvéniant: Certains ETF sont peu traités et donc peu liquides. Attention au volume traité chaque jour et privilégier les ETF avec les volumes les plus élevés.

 
Quelques ETF à utiliser:

 
-Sgam ETF bear cac40 (FR0010411876):
Réplique l'inverse de la performance du Cac 40. .


-Sgam ETF Xbear Cac40 (FR0010411884):
Réplique l'inverse de la performance du Cac 40 avec un levier de 2. C'est à dire que si le Cac 40 baisse de 2%, Sgam ETF Xbear Cac40 monte de 4%. Et inversement si le Cac 40 monte de 2% Sgam ETF Xbear Cac40 baisse de 4%.


Ces deux ETF, ci dessus, pourront etre utilisés pour jouer la baisse du marchés ou pour protéger son portefeuille.

 
-Sgam ETF Leveraged Cac40 (FR0010239186):
Replique la performance du Cac 40 avec un levier de 2. C'est à dire que si le Cac 40 baisse de 2%, Sgam ETF Leveraged Cac40 baisse de 4%. Et inversement si le Cac 40 monte de 2% Sgam ETF Leverage Cac40 monte de 4%.

 

Ces 3 ETF sont parmi les ETF répliquant la performance du Cac 40 les plus liquides.

De nombreux ETF existent sur différentes thématiques (sectorielles, stratégies...)

Liens utiles de quelques établissements gérant de trackers:

http://www.sgametf.fr/index.php?module=homepage&disclaimer=1

http://www.lyxoretf.fr/index.php

http://www.easyetf.com/portal/ep/home.do

http://fr.ishares.com/global/index.jsp

Par Pierre-Yves Dittlot
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 12:16

Le secteur bancaire, épicentre de la crise, est loin d'etre sorti d'affaire. Fin 2008, certains analystes estimaient que les banques n'avaient provisionné que le tier des pertes connues et le dixième des pertes probables. Il reste encore de nombreuses zones d'ombres. Pendant les cinq dernières années, les banques ont créé des produits dérivés très complexes devenus intraçables. Plus personne ne sait exactement de quoi sont composés ces produits dérivés.

 
Parlons des produits dérivés de crédit. Nous avons eu en 2008 l'explosion des crédits subprimes qui a entrainé le blocage du système bancaire mondial. Maintenant, imaginons que la crise actuelle entraine la défaillance des crédits immobiliers dits Alt A, c'est à dire un peu moins mauvais que les subprimes. Le montant de ces crédits est encore plus élevé que les crédits subprimes (Alt A: 1 T; subprime: 0.9 T). Il est très probable que les défauts des crédits Alt A augmenteront en 2009 jusqu'en 2011. La bulle du crédit doit se dégonfler pour que l'économie puisse repartir sur des bases saines. Dans le cas contraire, les gouvernements sont simplement en train de préparer le terrain d'une nouvelle crise qui sera encore plus grave que celle d'aujourd'hui.

 
La financiarisation de l'économie a également fait apparaitre se que l'on appelle les CDS (Credit Default Swap). Un CDS est un contrat d'assurance, entre deux entités quelconques, contre un risque encouru par l'une des deux entités, par exemple le non paiement d'une dette. Le prix du CDS témoigne de la confiance accordée à tel ou tel émetteur d'une créance et sert de base pour fixer la valeur de ce produit de dette.

Le marché des CDS représente 60 T de dollars. C'est une somme colossale et ce marché pourrait s'effondrer si plus personne ne voulait porter ce risque. En effet les CDS ont été émis par des banques, des Hedges Funds, et surtout des monolines* sans avoir en contre partie les liquidités necessaire pour honorer leur engagement. Cinq pour cent de faillites créeraient des créances de CDS de plus de 3 T de dollars.

Prenons l'exemple de la faillite de Lehman. Le 15 septembre Lehman Brothers se place sous la protection de la loi sur les faillites. Le montant des CDS attachés à Lehman est de 400 Milliards de dollars. La contrepartie la plus exposée est AIG. Le plan d'aide du trésor américains à AIG passe rapidement de 120 Milliards à 150 Milliards de dollars et sont principalement utilisés pour racheter les CDS provenant de Lehman.

Grace à ce sauvetage, le gouvernement américain a éviter l'explosion du système financier et l'effondrement des bilans de toutes les banques.

Cet exemple montre bien que la crise est loin d'etre finie. La seul faillite de Lehman Brothers aura couté au minimum 150 Milliards de dollars au gouvernement américain. Les CDS représentent une vrai menace et un effondrement de ce marché serait catastrophique pour le système financier.

A titre indicatif, les CDS associés aux bons du Trésor américains disent, par la valeur que leur attribue le marché, que la perception de la probabilité de défaut de remboursement des Etats Unis a été multipliée par trente en neuf mois (néanmoins elle reste toujours très faible). Le cout pour assurer par un CDS un million de dollars en bons du Trésor américains est passé de 1000 dollars à 30 000 dollars.

 

Pour conclure, le paysage bancaire mondiale risque de changer. Les rapprochements entre établissements financiers vont s'accélérer, pour ne créer que quelques oligopoles dans les principaux pays.

   

* Réassurreur de crédit: organisme financier qui apporte sa garantie à un enprunt afin de faire bénéficier l'emprunteur de sa propre notation.

 
Bibliographie: La crise et après? de Jacques Attali

Par Pierre-Yves Dittlot
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 11:48

Pour répondre à cette question nous allons étudier les cycles Kondratieff. Kondratieff est un économiste Russe qui a travaillé dans les années 1920 sur les cycles économiques. Selon son étude, l'économie connait des phases de croissance et de baisse de façon cyclique. Il a étudié les cycles de 1800 à 1920. Il y a quatre périodes: le printemps, l'été, l'automne, l'hiver. Nous pouvons en déduire que le cycle d'aujourd'hui a commencé à la fin de la grande dépression (1929 à 1945) en 1945. 

 

Description des différentes phases du cycle Kondratieff:

 
Phase 1 du cycle (le printemps): 1945 - 1966

 

C'est un cycle de reconstruction de nouveau départ. Ce cycle est caractérisé par une libéralisation progressive de la politique économique, d'une ouverture sur le monde. Recours à l'immigration pour faire face à la demande croissante de main d'oeuvre, apaisement et résolution des conflits précédents. La société est entièrement orientée vers le travail, la production et l'épargne. Les inégalités sont faibles, toutes les classes sociales profitent de la croissance.

Cette phase 1 est propice aux actions.

 
Phase 2 du cylce (l'été): 1966 - 1981

 

C'est l'apogée de la croissance commencée en phase 1. Poursuite de l'ouverture vers le monde. Hausse de l'inflation. Quelques conflits localisés apparaissent pour le controle des ressources. Plus grande liberté d'expression, hausse de la consommation et des loisirs. L'inégalité reste à un niveau modérée. Phase défavorable pour les actions et le monétaire mais propice pour les matières premières.

 
Phase 3 du cycle (l'automne): 1981 - 2007

 

Période de désinflation (arrivée massive de produit venant de chine, inde...). Croissance massive de l'endettement. C'est l'age d'or des spéculateurs. Peu de conflits. Société entièrement tournée vers la consommation. Forte hausse des inégalités sociales (les revenus des travailleurs stagnent et celui du capital et des placements augmentent fortement). Cette période est caractérisée par la création et le dégonflement de plusieurs bulles spéculatives. Phase propice aux actions

 
Phase 4 du cycle (l'hiver) : 1929 - 1945 et 2007 - 2008,9,10?

 

Période de déflation, crédit crunch. Tous les actifs s'effondrent sauf le cash. Pessimisme extrème. Risque de grands conflits entre les pays (guerre). Forte hausse du chomage.

 
Présentation graphique du cycle Kondratieff


Aujourd'hui ou en sommes nous?

 

Il est très probable que nous venons d'assister au passage de la phase 3 en phase 4. En effet l'endettement mondial est gigantesque. La forte période de désinflation de ces 20 dernières années provenant des pays en voix de développement (chine, inde...)s'épuise. Forte hausse du chomage.

 

En revanche tous les pays de la planète ne sont pas dans la meme phase du cycle Kondratieff. En effet les pays émergents sont vraisemblement en fin de phase 1, contrairement aux pays développés qui se trouvent en phase 4. Ces pays tel que la chine, l'inde, la brésil... se sont concidérablement développés durant ces 20 dernières années, encouragés par la forte consommation des pays développés. Dans ce cas de figure il est possible d'observer dans les prochaines années une forte augmentation de l'inflation, tirée par la consommation en matière première des pays émergents. Il faudra donc etre attentif à toute reprise de ces pays ainsi qu'à l'évolution des taux long aux Etats Unis (attention si les taux d'intérets à long terme sont supérieur à 5%). A ce moment il faudra investir dans les matières première soit directement ( exemple pétrole) soit en investissant dans les sociétés qui bénéficieront de la hausse des matières premières (exemple français: Arcelor Mittal, Lafarge, IMS, Vallourec, CGG Veritas, Technip....)

Par Pierre-Yves Dittlot
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 11:45

L'endettement mondial est sans précédent. En 2000 nous avons atteint aux Etats Unis le niveau d'endettement de 1933, à savoir 265% du PIB (dette totale/PIB USA). Fin 2007, l'endettement total USA atteignait 343% du PIB. Dans le meme temps, les taux d'épargne ont fondu passant de 10% au debut des années 80 à 2%,entre 2000 et 2004, puis 0% entre 2005 et 2007. En 2006, le taux d'épargne a meme été négatif (graphique). Cette situation n'était jamais arrivée depuis la grande dépression 1929-1932.

 

De quelle façon cet endettement a pu continuer son ascension après 2000 et quels phénomènes ont permis d'atteindre des niveaux d'endettement insoutenable pour l'économie, ainsi que la bulle immobilière de ces dernières années?

 
En y réfléchissant, deux changements capitaux sont apparus dans les banques en 2000:

I) Les crédits à risque (subprimes)

II) Les dérivés de crédit (CDO,CDS...)

 
I) Les crédits à risques ont connu un développement fulgurant à partir de 2000. Ils regroupent:

- Les prets interest only: vous ne payez que les interets sans rembourser le capital pendant les premières années.

- Les neg ams: Vous ne remboursez meme pas les interets dus pendant quelques années, se qui fait que le montant que vous devez à la banque grossit au fil des années. A la fin de cette période, les mensualités augmentent brutalement (double voir plus).

- Les no doc loans: Ce sont des prets accordés sans aucun justificatif.

 

Ces prets exotiques représentent environ 3 000 Milliards de dollars soit 30% des prets immobiliers hypothecaires aux Etats Unis.

Comment expliquer une telle prise de risque des banquiers? C'est la ou intervient la hausse de l'immobilier. L'immobilier montant de 10% par an, la notion de risque a peu à peu disparu dans l'esprit des banquiers. En effet tant que les prix de l'immobilier augmentaient, la banque, en cas de defaut de paiement d'un de ces clients, saisissait la maison et récupérait la mise prétée plus une plus value sur la vente du logemement. En résumé un monde parfait ou la notion de risque n'avait plus lieu d'etre.

Mais ce monde parfait ne pouvait fonctionner uniquement grace à l'augmentation constante des prix de l'immobilier, indefiniement.

Dans le cas contraire, les emprunteurs ne peuvent plus solder leurs prets en revendant leur maison. Les banques saisissent les logements et les vendent aux enchères à pertes. Ces saisies viennent gonfler les stocks de logement à vendre, accentuant la baisse des prix. Mais nos chères banques avaient pensé à tout pour se protéger contre ce risque de baisse des prix de l'immobilier et ce cercle infernal. Elles ont inventé les dérivés de crédit dont le but était de transférer le risque. Les banques se sont complètement déresponsabilisées. Ces produits "magiques" s'appellent des CDO, CDS.

II) Les CDO sont des dettes regroupées sous formes de parts avec différentes tranches de risque et de rémunération (
schéma). Ces parts sont revendues par les banques à d'autres investisseurs tel que les hedges funds, les fonds de pension, les SICAV, des municipalités... Le risque est ainsi transféré.

Ces acheteurs de CDO vont à leur tour se protéger contre un risque de defaut du vendeur de CDO en souscrivant une "police d'assurance (les CDS). La boucle est bouclée. C'est ainsi que la responsabilité change de main, en apparence. La prise en charge du risque liée aux prets, qui etait le métier des banques, passe entre les mains des hedge funds, fonds de pension, SICAV monétaire banale, municipalité. Le problème est que ces nouveaux acteurs du marché du crédit n'ont aucune expérience dans ce domaine.

C'est ainsi que nous avons pu voir des excés apparaitre, notamment avec les crédits "no doc loans". Chacun se disant en cas de problème un autre payera à ma place (Schéma).

Le système est tellement devenu complexe que plus personne ne sait qui supporte les risques, qui doit payer en cas de problème.

Remarque: La plus part des hedge funds achetaient des CDO en empruntant aux banques pour pouvoir bénéficier d'un effet de levier et donc augmenter la rentabilité de l'investissement. Faire de la dette sur de la dette.

 

Ces dérivés de crédit sont le "cancer" du système financier. C'est grace à ce système que nous sommes arrivés à fabriquer la plus grande bulle du crédit de tout les temps, et surement la crise la plus importante depuis 1929.

Par Pierre-Yves Dittlot
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