Vendredi 30 septembre 2011
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12:58
La hausse d’approximativement 10% depuis la fin de la semaine dernière nous oblige à nous remettre en question afin de ne pas se
faire prendre dans un « bull trap » ou de manquer un mouvement haussier moyen terme.
Malgré le vote positif de l’Allemagne hier sur l’élargissement des pouvoirs de FESF censé aider les pays européens en difficulté, la crise européenne est loin d’être résolue. Nous pouvons notamment nous interroger
sur l’application de toutes les déclarations de ses dernières semaines et surtout au moment ou les pays devront mettre la main à la poche pour sauver ou soutenir la Grèce par exemple.
De plus le chiffre d’inflation en Europe d'aujourd'hui (3% contre 2.5% précédemment) réduit la marge de manœuvre de la BCE jeudi prochain
lors de la réunion de sa politique monétaire. Compte tenu de son mandat (exclusivement lutter contre l’inflation) une baisse de taux serait très surprenante.
Le PIB américain du 2eme trimestre est ressorti meilleur qu’attendu (+1.3% contre +1% en première estimation). A première vu c’est une très
bonne nouvelle. Néanmoins c’est le PIB du 3 eme trimestre et les résultats d’entreprise du T3 + leurs perspectives qui comptent car c’est durant cette période que la crise a été la plus
profonde.
Ajouté à ces facteurs macro et micro économiques, nous pensons que les banques européennes doivent encore absorber une perte allant de 20% à
50% sur leur exposition à la Grèce (et non pas seulement 20%). Il nous semble que le « hair cut » annoncé cet été (20%) devra être largement augmenté. Nous soulignons que la
hausse des indices de ces derniers jours a été principalement réalisée grâce au secteur bancaire avec des hausses comprises entre 30% et 40%.
Au niveau technique, nous sommes très proche des résistances sur la majorité des indices (Dow Jones, Eurostoxx, Cac 40). Un prochain
changement de canal (à la hausse) est peu probable car les incertitudes sont encore très présentes. Au contraire le passage dans un nouveau canal plus bas est largement possible (cf graphique Cac
40 ci-dessous).
Graphique Cac 40
En conclusion, nous maintenons notre avis négatif sur les marchés en anticipant un retour sur les plus bas niveaux de mars 2009. Notre
scénario sera remis en question si les gouvernements arrivent à trouver une solution viable à long terme pour résoudre les problèmes d’endettement.
En attendant les marchés devraient rester volatiles.
Par Pierre-Yves Dittlot
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Jeudi 22 septembre 2011
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13:18
La lourde chute des marchés américains hier est peut etre le début d’une nouvelle vague baissière. En effet le S&P 500 est
revenu sur le bas de son canal court terme après avoir était stoppé deux fois sur la résistance des 1220 points. Le potentiel de baisse est de 10%, ce qui nous
ramènerait autour de 1050 points. Vous trouverez ci-dessous le schéma technique explicatif.
Cette nouvelle analyse rappelle notre avertissement du 18 juillet (article)
PS: La chute des indices américains devraient entrainer les indices européens, avec comme premier objectif 2700 points pour le Cac 40.
Par Pierre-Yves Dittlot
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Mercredi 21 septembre 2011
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16:54
Nous observons une divergence haussière depuis mi aout sur nos trois indicateurs techniques (RSI, Momentum, Chaikin Money Flow). Cette
observation est plutôt positive et indiquerait qu’un rebond est probable à court terme. En effet ces divergences haussières montrent que pendant que le Cac 40 continuait sa baisse (depuis mi
aout), la force des vendeurs se faisait (et se fait) de plus en plus faible, et donc la probabilité d’un retournement de tendance court terme augmente.
En théorie la Cac 40 devrait se retourner à la hausse. Cependant à l’heure actuelle se sont les décisions politiques qui « drive »
les marchés. Donc tant que le sort de la Grèce reste hautement incertain et que l’intervention et l’impact de la Fed, pour soutenir l’économie US, n’est pas aussi évident qu’en 2008-2009, la
marge de sécurité pour investir en action est faible.
Dans un souci de préservation du capital à long terme, il est préférable de rater une partie de rebond que de subir une perte.
Par Pierre-Yves Dittlot
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Mardi 20 septembre 2011
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10:01
Nous vous proposons l'analyse de certains OPCVM afin de donner une première idée des stratégies suivies par ces derniers. Vous trouverez ci dessous l'analyse du fonds GOLDSPHERE
de Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM).
GOLDSPHERE
Un fonds d'actions liés à l'exploration, l'extraction et/ou la transformation de l'or . (Cliquez ci dessous)
Lien: http://www.boursier.com/opcvm/actualites/conseils/la-sicav-de-la-semaine-goldsphere-47.html
Par Pierre-Yves Dittlot
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Lundi 19 septembre 2011
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13:31
Nous souhaitons vous faire part d’une réflexion personnelle.
1) Nous savons que la dette Grecque a été conseillée et construite en grande partie par Goldman Sachs et JP Morgan. Donc ces deux entités
étaient les mieux informées de la situation financière catastrophique de la Grèce.
2) De plus, il est fortement probable que nos banques européennes aient vendu plusieurs Milliards de CDS (Crédit défaut swap) sur la Grèce
afin d’encaisser à court terme d’importante prime participant au bénéfice total des banques ces dernières années. Récemment une rumeur, provenant des USA, a communiqué une exposition
« hors bilan » de la Société Générale aux CDS Grecs de 30 Milliards d’euros, c'est-à-dire qu’elle aurait vendu pour 30 Mds de CDS Grecs. Il est très difficile d’obtenir avec exactitude
ces expositions.
En conclusion de ces deux constats nous pouvons facilement nous poser la question suivante :
- Est-ce
que les banques américaines (Goldman Sachs et JP Morgan) n’auraient elles pas acheté d’énorme montant de CDS Grec, notamment émis pas des banques européennes avec pour but de faire d’important
profit lors de la faillite de la Grèce. Si c’est le cas les deux banques américaines ont intérêt à se que la Grèce face faillite pour encaisser d’énormes bénéfices provenant de l’activation des CDS Grecs.
Au même moment l’activation de ces CDS Grecs entrainera de lourde perte pour les banques ayant vendu ces CDS (banques européennes en
majorité ???).
Point sur le sort de la Grèce : Il est très probable que la Grèce face faillite, avec une pure annulation de 50% ou 60% de
sa dette. Les banques et les états devront dance se cas simplement prendre leur perte. En revanche la Grèce restera probablement dans la zone euro car dans le cas contraire, la zone euro perdrait
toute crédibilité.
Par Pierre-Yves Dittlot
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