Jeudi 15 décembre 2011
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12:09
Pour revenir sur notre article d’hier, je voulais rajouter une information qui
me parait essentielle. L’état Italien doit se refinancer à hauteur 100 Milliards d’euros sur le premier trimestre 2012. Cette seule information confirme nos incertitudes pour le début d’année
2012. Il est fort probable de revoir les plus bas niveaux de mars 2009 sur les indices actions au cours du premier trimestre 2012. Les matières premières seront également chahutées.
Ensuite, j’anticipe une forte hausse des marchés actions et des matières
premières pour la suite de 2012, tiré par la mis en place de nouveaux Quantitative Easing et par la mise en place de mesures de relances de l’économie « globalement ».
Par Pierre-Yves Dittlot
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Mercredi 14 décembre 2011
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17:21
A quoi peut-on s’attendre pour
2012.
Force est de constater que la situation de la zone euro ne s’est pas améliorée,
bien au contraire. Les différents sommets européens et réunions intergouvernementales n’ont apporté aucune solution concrète jusqu’à présent. L’unique solution qui pourrait soulager les marchés à
moyen terme est une intervention massive de la BCE sur le marché secondaire de la dette souveraine. En s’engageant à acheter pour d’énorme montant (un Quantitative Easing un peu à l’image des USA
et de l’Angleterre) de la dette souveraine, des pays de la zone euro en difficulté tel que l’Italie, l’Espagne, la BCE enverrait un message fort de soutien à l'euro. A moyen terme, il est
probable que la BCE y soit au final plus ou moins forcée. Les Allemands pourraient également changer de fusil d’épaule si leur système bancaire se retrouvait en danger.
Une telle action permettrait de ramener la confiance, dont les marchés
financiers manquent cruellement en ce moment. Les taux de la dette Italienne et Espagnole pourraient revenir sous les 5%, ce qui donnerait du temps aux différents gouvernements européens pour
mettre en place les mesures afin de diminuer le déficit budgétaire et réfléchir à des mesures pour relancer la croissance. En revanche cette politique de création monétaire devrait engendrer une
augmentation de l’inflation à terme.
De plus nous restons sceptiques sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone
euro. Les dernières publications du déficit budgétaire grec sont mauvaises. En effet au mois de Novembre, il a augmenté de 5.1% sur un an à 20.52 Milliards d’euros. Les mesures d’austérité n’ont
pas permis au gouvernement de lever les sommes escomptées, tout en plongeant le pays un peu plus en récession. L’économie Grecque devrait se contracter de 5.5% en 2011. Si la tendance se
poursuit, sans pour autant s’aggraver, la Grèce se dirige vers un déficit budgétaire de 10% du PIB en 2012 alors que l’objectif fixé par la « troika » est de 9%.
Compte tenu de cet environnement, nous pouvons nous attendre à un premier trimestre 2012 difficile sur les marchés actions et
de la dette. Une nouvelle dégradation de l’environnement, soit entrainée par des dégradations des agences de notation, soit par une forte augmentation de l’aversion au risque de la part des
investisseurs (ou un peu des deux) pourraient forcer la BCE à intervenir plus massivement directement ou indirectement (via le FMI par exemple) . Cette hypothèse serait bénéfique pour les marchés
actions, l’or, les commodities et bien entendu pour le marché de la dette souveraine et corporate (notamment bancaire).
En conclusion nous restons très défensifs en cette fin d’année et début 2012,
en attendant un nouvel épisode de stress sur les marchés. A ce moment là le couple rendement/risque des actions pourrait devenir attractif. Nous anticipons donc une récupération des marchés
actions après le premier trimestre 2012, sous réserve de la mise en place de mesures concretes et fortes pour résoudre la crise de la dette en zone euro (exemple : intervention massive de la
BCE). Nous restons également positifs à moyen longterme sur l’or en raison de la prochaine mise en place de la plateforme PAGE (Pan Asian Gold
Exchange) par la chine et de sa sensibilité à l’inflation et aux différentes politiques de création monétaire. Les matières premières devraient également être un thème porteur en raison de
l’augmentation de la masse monétaire mondiale et de sa répercussion sur l’inflation.
Par Pierre-Yves Dittlot
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Vendredi 9 décembre 2011
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13:01
A l’heure actuelle, nous observons que la BCE n’a pas réussi à ramener la confiance hier. En effet les
investisseurs attendaient une plus grande implication de celle-ci sur les rachats de dette souveraine des pays en difficultés sur le marché secondaire. Elle a néanmoins pris des mesures pour apporter plus de liquidité au marché (principalement pour le secteur bancaire) et abaisser sont taux directeur de 25pb
pour le ramener à 1%. Les banques peuvent à présent se refinancer auprès de la BCE pour des montants illimités à 36 mois.
La question que nous nous posons est de savoir si cette mesure sera fortement utilisée puisque les banques
sont en train de réduire leur bilan. Ce qui devrait diminuer leur besoin de liquidité. Sauf pour celles qui se trouvent au bord de la
faillite…
Du coté du sommet européen qui a débuté hier, les différents chefs d’état se sont mis d’accord pour renforcer la
discipline budgétaire en Europe. Cependant l’accord n’a pas été unanime puisque seulement 17 pays sur 27 devraient l’adopter.
Le risque d’éclatement de la zone euro reste présent. Notre objectif des 3240 points a été touché jeudi 7
décembre juste après l’ouverture (9h20). Aujourd’hui nous sommes neutres en attendant la conclusion du sommet ce soir.
Par Pierre-Yves Dittlot
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Lundi 5 décembre 2011
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13:59
Vous trouverez ci dessous un résumé depuis le début de l'année des différents avis publiés dans les articles. Les cercles rouges correspondent aux avis de prudence et négatif tandis que les
cercles vert représentent les avis positifs.
Par Pierre-Yves Dittlot
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Lundi 5 décembre 2011
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13:32
Les investisseurs attendent avec impatience la fin de semaine pour être fixés sur les mesures qui seront prises pour lutter
contre la crise de la dette en zone euro. Ce sommet européen est un peu perçu comme le sommet de la dernière chance. Les marchés attendent de la
crédibilité, du réalisme et une nouvelle direction pour l’Union Européenne de la part de nos hommes politiques.
Nous pouvons dire que les trois actions politiques les plus attendus de la part des marchés sont :
- Une
implication plus forte de la BCE
- Un
abandon plus ou moins important de la souveraineté
- La mise
en place de mécanismes plus contraignants sur le plan fiscal
Trois temps fort seront particulièrement suivis cette semaine :
- La
rencontre entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy aujourd’hui
- La
réunion de la politique monétaire de la BCE jeudi, les analystes anticipant une baisse de 0.25% du taux directeur.
- Enfin le sommet européen vendredi ou se jouera l’avenir de la zone euro.
En conclusion les marchés devraient poursuivre leur hausse légèrement, notre objectif de 3240 points sur le Cac 40 (article du 01/12/11) est bientôt atteint. Néanmoins il faut redouter que la semaine se termine de la meme
façon que toutes les autres avec de belles paroles mais aucune action concrète.
Par Pierre-Yves Dittlot
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